n°25 – Du blanc à perte de vue


Sur les routes d'Amérique du Sud... / vendredi, octobre 20th, 2017

Ça y est, le moment est arrivé de se décider !
Pour l’hôtel,  nous ne ferons pas les difficiles car celui indiqué dans le guide n’existe plus, le second ne répond pas et le 3 ème m’envoie balader lorsque je demande s’il est possible de voir la chambre…Une mamita nous ouvre la porte de son hôtel,  très simple mais suffisant pour une nuit.

Les habits déposés à la laverie, il ne nous reste qu’à faire le tour des 2 ou 3 agences sélectionnées parmi la soixantaine existantes. Ici le choix est difficile,  nous lisons qu’il faut se méfier car les chauffeurs sont parfois alcooliques, les pneus souvent en piteux états. Il faut s’assurer des services inclus (hôtel, repas, sac de couchage, douches, transferts…), demander s’il y a bien une ceinture de sécurité pour tous etc.
Les avis que nous lisons ne sont pas rassurant, et je n’ai pas envie de partir 3 jours en plein milieu du désert et de risquer ma vie (on parle d’une dizaine de morts chaque année à cause d’accidents de la route pour pneus qui éclatent,  percussions à cause du manque de visibilité dû à la poussière,  des chauffeurs pressés etc).

Notre choix s’arrêtera sur la deuxième agence qui facture le tour 100 Bolivianos plus cher (12€), mais qui garantie un service de meilleur qualité. Alors même si ça nous fait râler parce qu’on le compare au coût de la vie ici, on valide quand même notre inscription.

Le rdv est donné à 10h 20 devant l’agence, nous attendons de savoir à quoi nous aurons droit. Finalement ce sera Antonio notre chauffeur/guide/cuisinier pendant ces 3 jours, et nous aurons un 4×4 en état correct. J’espère que nous ne serons pas « nombreux » (tout est relatif, ici c’est comme le Machu pichu du Pérou !), surtout quand je vois le nombre de 4×4 qui se préparent comme nous…
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Nous commencerons par le cimetière des locomotives, ça attire beaucoup. Moi ça me saoule dès le départ car on dirait une fourmilière et personne ne se respecte pour faire des photos etc, ça va donner !! Pour faire plaisir, je fais une ou 2 photos dont une rigolote de Florian puis on retourne à la voiture en attendant que les autres reviennent.
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La ville d’Uyuni est situé dans le désert, et donc il y a pas de vent. Les plastiques s’en donnent à coeur joie tout autour une fois de plus.
Aller direction le géant blanc, j’ai hâte ! Ça y est, on arrive, je distingue au loin un trait blanc infini qui brille plus ou moins selon le soleil…Et il y a même des petites vigognes qui nous font un petit défilés, trop belles !
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Nous avons tous entendu parler des photos en perspectives qu’il est possible de réaliser, et lorsque on arrive au petit village touristique tous les 4×4 s’arrêtent dans une rue de commerçants qui vendent de tout dont des objets pour les photos… Dernière étape avant le Chili je me décide vite sur un pull en laine de lama (j’espère) et des moufles qui me tiendront chauds sur les marchés cet hiver !!
Ça y est nous faisons un premier arrêt après nos premiers kilomètres, c’est impressionnant ce paysage, du bleu et du blanc, rien d’autre.
Du moment où l’on rentre sur le salar, Antonio prend des routes qui nous donne l’impression d’être seuls au monde c’est top 🙂
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Au vue de la difficulté et du temps que ça demande, Florian se décidera seulement pour boxer le dinosaure et moi j’agrandit ma collection de roues et sauts.
Une photo de groupe et nous repartons. Nous sommes d’ailleurs accompagnés de Jonathan et Irma (un Colombien et une Hollandaise qui se sont rencontrés en Floride, Florian et Tanika un couple d’Allemands).
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Pour le repas, nous ferons un arrêt dans une sorte de gîte en sel où le Paris-Dakar a souvent fait étape, puis nous prendrons la direction d’une île aux cactus ou le panorama est parfait.
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Cette île n’est pas très grande, et il en existe 25 sur ce salar grand comme 2 départements français. Mais pour préserver le lieu (…) on va tous au même endroit. N’empêche qu’en ayant fait le tour en sens inverse (on est des p’tits malins! ) on a croisé moins de monde pendant notre balade !!
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Cette photo vous permettra de réaliser la grandeur du lieu, la hauteur des cactus aussi, qui sont très vieux (ils poussent de 1 cm tous les 100 ans!) mais surtout la petites tailles des 4×4 vu d’en haut et les traces noires malheureusement réalisées par leurs nombreux passages…
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De près, le spectacle est différent, on voit les réalisés certainement par l’évaporation, c’est super dur !
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La journée arrive déjà à sa fin, mais Antonio s’arrête au milieu de nulle part, nous allons assiter à un merveilleux couché de soleil, je vous laisse admirer les photos…
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Nous arrivons à l’hôtel de nuit et qu’elle surprise, le sol est en…sel !! Une douche chaude et une bonne soupe plus tard, nous sommes déjà au lit, réveil tôt pour le désert le lendemain.