n°24 – La région de Potosi


Sur les routes d'Amérique du Sud... / mercredi, octobre 18th, 2017

Située à mi chemin entre la ville de Sucre et d’Uyuni, la ville de Potosi est réputée pour sa mine d’argent etc (flemme de ressortir le guide !), mais nous choisirons l’option paysage car je suis trop claustro. De plus, l’idée de faire une visite à côté de ceux qui risquent leurs vies et tuent leur santé pour un salaire de misère ne nous enchante pas trop…

Une fois les repérages de la ville effectués, les achats de légumes au supermacado aussi, nous n’avons plus qu’à programmer notre visite du lendemain. Trop fastoch, on est de vrais experts maintenant (du moins Florian, moi je me contente de suivre le plus souvent !)
-> petite parenthèse d’ailleurs qui s’adresse à Coline, pour préciser que contrairement à notre Road trip en Australie, j’ai développé un sens de l’orientation qui nous a évité de se perdre plus d’une fois. Florian confirme !

Nous avons lu qu’il y a une petite lagune verte, à 20 minutes à la sortie de la ville, où il est possible de se baigner car c’est une source d’eau chaude. Ma foi, prendre un bain à 4000m d’altitude ce serait plutôt cool !!…
Maillot, serviette et eau chargée nous n’avons plus qu’à nous y rendre. On va au point de départ des collectivos, direction El ojo del Inka. Le chef des Inka s’y rendait souvent pour soulager ses douleurs musculaires, parait-il, pourquoi pas nous !?

Arrivés au niveau du site, nous demandons au chauffeur de nous laisser ici, nous ferons le reste du chemin à pied, on est là pour ça après tout !
On traverse un pont où coule une rivière, je vous rappelle que l’eau est toujours marron dans ces régions montagneuses, et où les déchets s’entassent toujours autant. Décidément, c’est vraiment un problème la gestion des déchets et l’éducation…
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Sur la droite, un petit bâtiment où l’on a l’impression que des voix résonnent, on s’avance pour regarder, il s’agit de la piscine municipale…heu pardon, d’une piscine d’eau chaude aménagée pour les locaux qui viennent se détendre, une bouteille de 1,5L de soda à proximité. C’est sûrement pas ici, nous passons notre chemin.

Après une petite marche, j’ai bien dit « petite », nous arrivons en haut sur un plateau à 20 min à pied de la route. Ici se dresse une petite lagune, parfaitement circulaire où l’on peut voir que l’eau bouillone à certains endroits.
Deux petites maisons abritent une famille, les gardiens sans doute, et un bureau fermé collé à un bassin. Il n’y a personne excepté deux amies boliviennes qui sont venues passer la nuit en tente. Cool, on va pouvoir se baigner, seuls. Et bien non…le gardien m’explique que suite au décès de 2 enfants la baignade est interdite. La loose.
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Du coup, pour passer le temps, ce sera sieste pour Florian et essai de dessin pour moi !

La vue reste cependant toujours aussi époustouflante tellement c’est grand et l’horizon lointain. On décide de monter un peu plus haut pour avoir une vue encore plus sympa, et j’en profite pour continuer ma série de photos en faisant la roue ou en sautant ^^
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Au moment de redescendre, on s’aperçoit que de l’autre côté du chemin, il y a pleins de petits feux qui ont été fait par ci et là. Il s’agit en fait de déchets qui sont brûlés, peut-être par les habitants du coin, du coup « on s’amuse » à compter le nombre de casseroles, morceaux de fer, céramiques qui n’ont pas brûlées, il y en a beaucoup. C’est dommage, on regarde droit devant pour se contenter d’apprécier le paysage.

De retour en bas, il n’y a plus qu’à attendre un collectivo en sens inverse. D’un coup, j’aperçois un gros cochon qui longe la rivière, je décide de faire une photo « artistique » pendant que Florian, malgré un cri pour me prévenir, se fait piquer par une bête sur la lèvre… plus de peur que de mal (voire les deux car c’est pas moi qui ai souffert lol), il restera avec la lèvre un peu enflé quelques jours et me fera remarquer qu’il peut lui arriver n’importe quoi, je serai toujours dans la lune !! 😇:)
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Je vous laisse choisir qui de l’animal ou les humains sont les vrais cochons…

De retour en ville, le gars de l’hôtel nous dit que c’est pizza pour tout le monde ce soir. Ok ben cool, en plus il ressemble à Luigi un pote italien d’Australie qui cuisinait tout le temps pour tout le monde à l’auberge. Ce sera soirée causette autour de la table avec deux frenchies et un croate super sympa qui nous a donné un peu des conseils sur les pays de l’est à visiter, un prochain voyage ?!…

Le lendemain, histoire de se cultiver un peu, nous partons balader dans la ville et visiter un couvent très ancien, où 21 soeurs vivaient en communauté avec aucun contact extérieur direct autorisé. Quelle époque difficile !!
La visite dure plus d’une heure, les salles s’enchaînent et la dame se balade avec son panier rempli d’énormes clés pour ouvrir toutes ces portes.
La salle du repas, une chambre, la salle de méditation, la salle de prière…et là, je vous garantie que Mr Grey peut aller se rhabiller avec sa salle de jeux !!

Les photos étaient payantes en supplément deu billet d’entrée, alors nous avons seulement photographié discrètement une des cours intérieure qui est joliment colorée et fleurie. Mais je vous garantie que si j’avais pu vous les prendre en photo je l’aurais fait.
Au fond de cette grande salle, où sont exposés les robes cérémoniales et les tableaux des 12 apôtres (merci les cours de catéchisme au primaire !), une sorte de grillage en bois permet d’écouter la messe sans être vu des gens.
Et là sur la gauche, il y a une toute petite porte. La dame l’ouvre et nous invite à aller jusqu’au fond, cest tout petit, le plafond en pente, il y a une toute petite marche, la pièce doit faire à peine 4m2. Maintenant imaginez que de chaque côté de la pièce sont pendus, prêt à l’emploi, une multitude d’objets horribles.
Des fouets avec des chaînes et des étoiles en fer, un corset avec plein de sorte d’agraphes, des ceintures et j’en passe qui servaient à l’auto flagellation !!
Pourquoi allez vous penser, tout simplement pour s’infliger les soufrances de la vie extérieure et prier pour un monde meilleur.
Ok, ben les frissons dans le dos je ne suis pas restée plus de 2 min dans cette pièce en me disant que je préfère phylosopher sur la vie devant une bonne tasse de thé, c’est quand même plus sympa ^^

Aller, demain on prend la route pour Uyuni. Le grand désert de sel et montagnes de sables à perte de vue nous attendent, faut rentrer se faire à manger après le passage quotidien au Mercado…